5d4a1e57Quelques mois après le début de la tentative de putsch fomentée par une certaine fraction du parti CRC pour évincer le Secrétaire Général, M. Houmed Msaidié, les instigateurs de cette défection sont toujours en quête d’une légitimité. Judiciaire de surcroît.

Ils ont multiplié les procès afin de ratifier, par un juge, leur décision prise en rupture totale avec les dispositions statutaires du parti. Ils s’enorgueillissent d’avoir gagné une décision qui a confirmé M. Karihila au poste de Secrétaire général par intérim en feignant d’oublier qu’il est question aujourd’hui de la survie même du  parti. Mais pas d’un match de box au milieu d’un ring où l’on hurle sa joie au rythme des coups de poings donné à l’adversaire. La  réalité est que ces procès à répétion finiront par avoir raison de cet ancien parti présidentiel.

A chaque procès inscrit au tableau de bord, la CRC perd sa crédibilité, ainsi que des nombreux militants et sympathisants historiques, las de cette guerre fratricide orchestrée au sommet de l’aréopage. Son étiquette de premier parti de l’opposition du pays s’étiole. A coups de procès, on enterre sans scrupule sept ans d’efforts déployés par un homme, M. Houmed Msaidié, qui a su faire renaitre des cendres un parti qu’on avait  essayé de démolir à coups d’arrestation et d’emprisonnements de ses dirigeants.

Autant dire les choses : sans  Msaidié, la CRC ne sera jamais ce qu’elle était. Rien ne sera pareil. D’ailleurs, un militant a fait pertinemment remarquer que « les seuls élus apparentés CRC aujourd’hui sont tous issus de la circonscription de Mitsamiouli-Mboudé, le fief de Msaidié  et conseille Msaidié de quitter rapidement ce bateau qui chavire »

Autant la fraction de Karihila a tort de multiplier les recours judiciaires pour une affaire que le parti aurait pu traiter en recourant à une médiation interne, autant Houmed Msaidé a raison de se défendre. C’est de son droit de faire, à chaque fois, appel des décisions judiciaires  qui cherchent à se substituer à une légitimité qu’il a tirée du Congrès,  l’instance suprême du parti.

D’ailleurs, il a déjà  annoncé qu’il ferait appel du jugement du juge Daanlaty, le dernier en date. Un jugement qui, selon son avocat Me Fahmi Said Ibrahim, méconnaîtrait les principes fondamentaux du procès équitable en ce que le juge n’aurait pas fait respecter le principe du contradictoire et n’aurait pas assuré le respect des droits de la défense en agissant dans la précipitation.

Par ailleurs, les faits à l’origine de cette affaire et la manière dont fut rendu le dernier jugement ne laissent aucun doute sur l’infirmation de celui-ci par les juges de la cour d’appel.

Abdou elwahab Msa Bacar

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