Le président comorien Ikililou Dhoinine a été reçu ce vendredi 21 juin à l'Elysée par son homologue François Hollande. Une visite suivie de la signature d'une déclaration d'amitié entre les deux pays. Ce traité ouvre la voie à une nouvelle coopération afin que les Comores soient soutenues dans leur effort de développement. Il permettra également d'aider l'archipel à mieux assurer sa sécurité.

Un entretien suivi de la signature d'une déclaration d'amitié entre les deux pays. Et pourtant, le président Ikililou Dhoinine ne semblait pas très à l'aise, au point d'éviter la presse dans la cour de l'Elysée.

Mais pour ce membre de la délégation comorienne, « ce traité d'amitié est un nouveau pas dans nos relations et devrait permettre de mieux protéger notre pays ».

Il faut dire que le pays semble renouer avec ses vieux démons. Les autorités affirment avoir déjoué une tentative de coup d’Etat, dans la nuit du 20 au 21 avril dernier. Et une quinzaine de personnes, parmi laquelle on compte d’anciens militaires de l’armée comorienne ainsi que des mercenaires congolais, tchadiens et français, seraient impliqués.

Aide et renseignements promis par François Hollande

Interrogé sur cette tentative de déstabilisation du régime comorien, François Hollande a promis l'aide de la France. « Les autorités comoriennes ont arrêté ceux qui étaient prêts à déstabiliser le pays, une nouvelle fois », a noté François Hollande. « Ça fait des années que ça dure et j’ai assuré au président comorien que nous apporterons toute notre coopération, tous nos renseignements pour qu’on remonte jusqu’aux instigateurs de ce complot », a-t-il ajouté.

Ce complot déjoué intervient alors que le pays a retrouvé sa stabilité depuis le putsch de 1999, conduit par le colonel Azali Assoumani. Le pays a depuis, renoué avec la démocratie à travers une élection présidentielle tournante entre ses îles.

Source : RFI

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