La notabilité de Ndzouani a manifesté son soutien au gouverneur Anissi Chamsidine sur la question de la suppression du monopole du riz dans l’île. Ces grands dignitaires ont montré leur position après le retour dans l’île du gouverneur.

Samedi dernier, les associations culturelles ont animé à l’aéroport durant presque 7 heures. L’arrivée du Gouverneur était prévue à 8h30, mais il a fini par atterrir à 15h33mn. Des milliers de gens étaient sur le tarmac pour accueillir en grande pompe Anissi Chamsidine à sa descente d’avion. La pénurie du riz dans l’île explique en partie ce déplacement en masse.

Ce beau monde était à l’aéroport pour « témoigner leur confiance envers le gouverneur et lui dire qu’ils ont besoin de riz», nous explique un notable. «C’est la confiance qui nous a retenu ici depuis le matin. Notre espoir repose sur le dos de notre enfant Chamsidine », insiste à La Gazette Mouhithou Salim, notable de Ngadzalé.

La patience entre Ouani et Dar Nadjah (siège du Gouverneur) a affiché plus de 9h de temps sur le compteur. A son atterrissage à Ouani le patron de Dar-Nadjah s’est adressé à l’assistance. « Je sais que votre présence vaut une lettre ouverte. Et je prie Dieu de vous répondre. Je rentre d’un long voyage (Yémen), rien que pour l’avenir de vos enfants et le bien être de Ndzouani», a-t-il lancé avant d’ajouter que « vous êtes ici depuis la matinée, car vous avez de l’espoir».

Plus de trois notables de l’ile ont pris part à la conférence qui devrait avoir lieu le matin du samedi. « La notabilité d’Anjouan vous soutient. La classe des sages dénonce tout acte séparatiste. A son excellence, nous nous alignons derrière les bonnes initiatives de votre équipe, c’est-à-dire que la notabilité Anjouanaise conteste sans ambages le monopole du riz», a martelé, Foundi Asnadi, notable de Moya. Oustadh Asnadi a cédé la parole à son confrère de Domoni qui «persiste encore sur la question du riz». «Comment donner un monopole à une société qui n’est pas crédible devant les banques? » s’interroge, Wardi Zamane Abdérémane, président des notables d’Anjouan et ancien Président des conseils (1983-87) avant de dire que «réclamer son droit n’est pas séparatiste».

Après Moya et Domoni, Mutsamudu dit que « les Anjouanais n’ont jamais été des séparatistes. C’était un accident de l’histoire, c’est tout», a éclairci Elhad Mahadaly, notable Mutsamudu. «Le Gouvernement ne doit pas s’investir dans des affaires commerciales et ONICOR doit plier bagage, sinon, rester sur le marché et non détenir absolument le monopole sans accomplir son devoir », surenchérit-il.

Nabil Jaffar

La Gazette des Comores

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