DSCN0781Enfin, il n'est jamais trop tard pour bien faire. C'est sans doute la réflexion faite par de nombreux agriculteurs de Ngazidja et plus particulièrement ceux de la zone de Mberadjou-Maoueni, suite à la visite du nouveau commissaire à la production le 28 septembre dernier.

En effet, il était temps qu'un responsable politique s'intéresse sérieusement à la cause paysanne, à cette agriculture en perte de vitesse pourtant si indispensable, névralgique et lucrative. A l'occasion de cette rencontre, Mohamed SOULE ISSILAM a présenté la nouvelle stratégie de la politique agricole de Ngazi-Ngome. Accompagné d'une forte délégation, composée d'Issa Mhadji, président du SNAC, de Mohamed Soilihi de la FNACFA, de Mme Fatouma Nassor, présidente régionale de la chambre de Commerce, de représentants du projet SGP/PNUD et de quelques techniciens du département agriculture, le commissaire, devant les agriculteurs de cette zone très fertile au carrefour des quatre régions du nord de l'ile (Hamahamet, Boinkou, Mitsamihouli et Mboude) a défini les objectifs du plan agriculture. Il s'articule sur cinq points assez concrets.        
-  Identifier les zones agricoles faisant partie du domaine de l'Etat afin d'opérer une sécurisation foncière. Force est de constater que malgré l'existence d'un service appellé domaine, la mal nommée, ce service brille par son inefficience en matière de délimitation des frontières et traçabilité entre biens publics et propriétés privées et même entre les villes. Ce qui crée souvent des tensions et des affrontements entre les citoyens.

-    Désenclaver les zones rurales à forte potentialité agricole.                                                       

- Mettre en place des groupements agricoles par contrat/objectif de production.
Un gage d'un meilleur rendement et une assurance de revenus substantiels. Du gagnant-gagnant en somme le contrat valoriserait le métier d'agriculteur, créerait de l'emploi et en même temps réduirait sensiblement les importations massives de produits vivriers cultives sur place. Pour cela remettre à jour le plan de développement agricole d'Ali Soilih avec ces zones pilotes prédéfinies selon la nature du sol serait un gain de temps considérable.                   
-  Fournir une meilleure assistance technique ciblée en concertation avec les agriculteurs.            
-  Organiser intelligemment le circuit de distribution des produits localement sans oublier la perspective de l'exportation possible. Un discours chaleureusement accueilli par un auditoire séduit par les nouvelles perspectives ouvertes et l'intérêt manifeste par les autorités de l'ile qui n'a pas manqué de le souligner dans leur prise de parole. Surtout le porte parole des agriculteurs a mis l'accent sur la nécessité du désenclavement du secteur.
Au delà du secteur Mberadjou, bien qu’insuffisant le plan agriculture constitue néanmoins un début de réponse aux difficultés que rencontrent les agriculteurs du pays. Pour peu que les beaux discours soient suivis par les actes.

Idjabou Bakari

COMORESplus

Retour à l'accueil