GEDC1968Est-ce le début de la fin de la crise causée par la hausse du carburant? C’est ce qu’on peut comprendre des dernières nouvelles révélées par des membres d’organisations de la société civile représentés dans les négociations avec le gouvernement. En effet, le vice-président chargé des Finances, Mohamed Ali Soilihi, aurait donné un “accord de principe“ à ces organisations pour un retour des prix du carburant à l’état initial d’avant le 26 septembre. “Nous avons eu une discussion avec le vice-président Mohamed Ali Soilihi qui nous a promis que le prix du carburant allait baisser“, selon le porte parole de l’Opaco, Mohamed Mbechezi. L’argentier de l’Etat, aurait également indiqué qu’il devait concerter ses collègues ministres pour “formaliser la décision“. “Nous attendons maintenant la confirmation des engagements du gouvernement, par l’arrêté ministériel qui doit stipuler l’abaissement des prix“, a laissé entendre Mbechezi. Le président de l’Opaco, Dramsi, aurait dans ce sens, informé la Fédération des consommateurs que le gouvernement acceptait d’annuler la hausse du carburant à partir du 1er ou 2 novembre.

 

Parole de Dramsi

 

Selon des sources concordantes, la nouvelle équipe dirigeante de la Sch ne serait pas opposée à une telle mesure. Une source proche des hydrocarbures, a confirmé à Al-Watwan, qu’ils ont effectivement travaillé d’arrache-pied avec les opérateurs économiques sur une éventuelle baisse des prix. “Malgré des variantes, nous avons abouti à un accord commun que nous avons remis aux autorités, mais je ne peux prédire les scénarios au niveau du gouvernement“, a précisé une source. Pour rappel, le prix du carburant avait été augmenté de 50 francs à la pompe, pour chaque produit pétrolier, sur proposition de l’ancienne équipe dirigeante de la Sch “pour payer“ la dette envers son fournisseur qui était estimée à 2,5 milliards de francs. L’organisation patronale soutenue par le syndicat des consommateurs et des chauffeurs, avaient manifesté leur refus et exprimé l’injustice à mettre sur le dos du citoyen lambda, les conséquences dues, selon eux, à une mauvaise gestion. Deux journées villes mortes largement suivies avaient été organisées le lundi 12 et mardi 13 octobre, pour le faire savoir.

 

Et la Mamwe?

 

A l’heure où nous mettions sous presse, le gouvernement ne s’était pas encore prononcé officiellement mais a toujours dit privilégier une concertation avec toutes les parties concernées pour arriver à une conclusion satisfaisante pour tous. Et comme on ne peut plus parler de la Sch, sans évoquer les difficultés que traversent son premier client (Ma-mwe), ces négociations auraient débouché sur les délestages d’électricité qui continuent à causer du tort à l’économie. Le gouvernement aurait sollicité la participation accrue des opérateurs économiques dans la recherche de solutions aux problèmes énergétiques que connait actuellement le pays. “Nous sommes en train de formuler nos propositions pour aider le gouvernement à faire face aux problèmes énergétiques”, a dit en substance le représentant du patronat comorien. 

Toyb Ahmed

Source : Al-Watwan

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