Qui n'a pas entendu cette histoire lors de la finale de la coupe du monde de 1998 ?

Selon des rumeurs, des joueurs du Brésil, auraient été payés pour favoriser la France pour gagner le match. D'autres disent que c'est l'arbitre qui a été  "vendu".

"13 Siècles après, le combat continue"

J'ai envie d'imaginer si, 13 siècles après, des amateurs de foot-y compris des comoriens se déchirent, s'entretuent  parce que les uns pensent que c'était les brésiliens qui avaient gagné le match et d'autres pensent que c'était  la France. C'est juste une imagination sauf qu'une réalité similaire est encore d'actualité.

13 siècles après la mort d'Ali, Muawiya et Outhman, les partisans POLITIQUES du premier et des deux autres se déchirent encore. Tout simplement parce que les premiers sont convaincus que c'est Ali qui devait succéder politiquement au prophète et les seconds pensent que c'est plutôt Aboubakr qui avait le plus de mérite. Ni Outhman, Muawiya ou Ali ne connaissent  ces gens qui se battent en leurs noms des siècles et des siècles après leurs morts. Mais pourquoi ?

Qu'est ce que nous gagnons à nous déchirer pour un combat politique quia eu lieu en l'an 600

 

" Un combat contraire àla religion et anticonstitutionnel"

 

Pourtant, ni la religion, ni la constitution n'incitent àstigmatiser ou ostraciser jusqu'àcriminaliser des musulmans. N'est-ce pas Allah qui a dit dans surat al-imran verset 103 "  Et cramponnez-vous tous ensemble au "Habl" (câble) d'Allah et ne soyez pas divisés "?. Il a dit aussi dans surat 8 verset 46 " ne vous dispersez pas de peur que vous ne faiblissiez et que vous ne perdiez votre force".Sha pvanu hata Komors ?!Le cas particulier des Comores  et sans préciser  de l'anti-constitutionnalitéde la loi interdisant le chiisme sans intérêt général est encore plus ambigu.Pour rappel l'article 1 er du préambule de la constitution des Comores du 23 décembre 2011 stipule "puiser dans l'islam l'inspiration permanente des principes et règles qui régissent l'union". Des lors, on peut légitimement se poser la question suivante. Les chiites ne sont-ils pas des musulmans ?Et puis, en observant bien les pratiques religieuses locales, on se rend vite compte qu'elles sont très diversifiées et ne sont pas toutes fondées sur le sunnisme-chafiites depuis l'arrivée de l'islam aux Comores. Bien au contraire.

 

D'ailleurs la plus part de ces pratiques est plus proche du monde chiite qu'autres choses. Tout s'est passé dans l'harmonie, dans la paix et sans aucun problème jusqu'à ces dernières années. Les dayira, la vénération des tombes, les charifs, les hawli, les Maoulidas, etc ne viennent pas directement d'Arabie saoudite.D'ailleurs, Allah a dit dans sourat 49 verset 11 : « O vous qui avez cru! Qu'un groupe ne se raille pas d'un autre groupe: ceux-ci sont peut-être meilleurs qu'eux. Et que des femmes ne se raillent pas d'autres femmes: celles-ci sont peut-être meilleures qu'elles. Ne vous dénigrez pas et ne vous lancez pas mutuellement des sobriquets(injurieux). Quel vilain mot que «perversion» lorsqu'on a déjà la foi. Et quiconque ne se repent pas... Ceux-là sont les injustes.

 

" Pourquoi maintenant?!"

 

Alors pourquoi maintenant et qui tire profit ? Les raisons les plus probables sont purement politiques et rancunières entre deux hommes qui divorcent. Dans les caprices entre  Sambi et Ikililou, c'est la population qui paye le prix le plus fort et une autre population surement étrangère se délecte. Il y a trop de questions sans réponses. Il parait que gouverner c'est prévoir. Comment se fait-il que l'Etat continue de laisser des centaines de jeunes comoriens partir faire leurs études dans des pays et des universités d'obédience chiites reconnues et vouloir interdire ces musulmans de pratiquer leur religion en toute liberté ? Comment des ulémas ont-ils pu cautionner une exclusivité d'un courant religieux au détriment de la pratique libre de la religion ? Comment des démocrates n'ont-ils pas pu inscrire sur le marbre la liberté de culte au point de mettre en péril l'unité entre les citoyens ? Les Comores seraient-elles devenues un terrain d'expérimentation de la guerre d'influence en cours au Moyen-Orient ? Force est de constater que quelques années seulement après avoir parlé du pétrole, les comoriens commencent  àse diviser, et à créer artificiellement des sujets conflictuels.

Est ce prémédité ? Qui est derrière ?

L'histoire contemporaine doit nous servir de leçons. Alors, unissons-nous et tirons la leçon des expériences chaotiques des autres pays. Il est encore temps.

 

Mohamed - zaki HOUSSEINE

( Abu Hachimia )

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