IMAG0054Partout dans le monde, la communication peut instaurer de lordre, comme elle est capable de réveiller les bas instincts humains et aboutir a l'insurrection. Ces dix dernières années, les Comores, comptent une grande quantité de journalistes, formés dans des grandes écoles étrangères et dautres bien expérimentés dans le domaine. Mais, malgré tout, le constat est décevant. La mission est moins remplie. Certains parmi ces hommes de médias ont abdiqué, démissionné et sont devenus adeptes du faux semblant. Peut-on parler de manque de conviction ou de vents de circonstance ? Dans tous les ministères, il y a des attachés de presse sans doute et qui sont sensés rendre plus visibles, plus claires, faire savoir les tâches de ces départements aux citoyens : des rapports, des démentis, des expositions des faits, en un mot informer le peuple. Mais est-ce que ce devoir saccomplit ?

Que résulte ce laxisme ?

Seule la télévision nationale, de l'inamovible Ben Abou, répond bien à son cahier de charges, celui établis par les théoriciens du journalisme d'Etat: des professionnels de l'info réduits à des voix du pouvoir. Hormis ORTC, club des dociles, les médias des pouvoirs sont moins utiles et aux citoyens et à leurs patrons. Un cas doit dabord servir dexemple. Ces derniers temps, lexécutif de Ngazidja est balayé par un séisme au cours duquel, l’œuvre des hommes de médias de cette administration, aurait été nécessaire. Etonnement. Au moment où le gouverneur Mouigni Baraka Said Soilih et ses commissaires se trouvent dans la tourmente, le service communication de l’île de Ngazidja brillait par son silence assourdissant confinant à linexistence. Organes physiques, moraux, instrumentaux. Bizarre alors. Sont-ils des organes dans le bon vent uniquement ? Nest-ce pas dans la brise quon connait les vrais pêcheurs ?

Liberté dexpression ?

Dune autre manière, on pourrait parler dune quête de liberté dexpression. On pourrait aussi parler de la censure que pourrait subir les opposants au régime, sil y en a. Mais que dit-on de linefficacité de la machine de la communication des pouvoirs ? Hallucinant ! Pourquoi ce silence ? Avec la défaillance des organes de communication des pouvoirs, la nature a horreur du vide. Dici et là passent des informations qui parfois non justifiés, moins sourcées, même si dautres sont relatées avec véracité. Peut-on dire que ces hommes de grand savoir, de haute expérience, responsables de la communication des pouvoirs en place cautionnent aux désordres avec leurs répits ?

 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus 

 

Retour à l'accueil