IMAG0054Bientôt quatre mois, depuis la nomination du nouveau directeur général de l'une des societés d'Etat comoriennes, la Mamwe. Ibrahim Mzé a remplacé Mgomdri Oumara à la tête de la Mamwe, mais il ne baigne pas dans l’opulence, au sein d’une société agonisante. Une Mamwe qui joue tout sauf son rôle et qui devient même la source d'inquiétudes pour beaucoup de comoriens de tous bords, donc de toute une nation. Lîle de Ngazidja, plonge dans le gouffre ténébreux sans précédent. S’ajoutant à cela, le grand manque d’eau, le carburant à la pipette et d’autres produits de grande nécessité. D'ou une morale et une économie à zéro. Désormais la pénurie d’électricité fait partie du quotidien des foyers comoriens. Personne ne peut ignorer l’importance de l’électricité dans les zones côtières à forte concentration de pêcheurs, comme Ikoni par exemple. Sans oublier, les besoins quotidiens de tout un chacun, qui requièrent une énergie suffisante. Beaucoup d’affaires ont rendu l’âme, le niveau scolaire est en baisse totale, faute de manque de revision... tous ceux-là à cause du grand manque d’électricité or le régime en place crie « développement ». Et continue de« vendre du sable à un sahraoui ».

Ngazidja ou la caverne ténébreuse ?

Depuis quelques années le manque d’énergie handicape fortement l’économie comorienne et hypothèque sérieusement les perspectives d'investissement. Tout est à l’état stationnaire ou délabré. Mais ces derniers temps, la situation devient de plus en plus chaotique. Une semaine sans apercevoir un scintillement de lumière et pourtant, les autorités ne cessent de se trémousser dans tous les sens avec leurs 4X4 et crier « le tout va bien ». Une capitale endormie et réveillée sans énergie aucune, une administration pas réputée bosseuse et contrainte au chômage technique non avoué. Et l’hôpital, et l’hygiène ? L’inactivité de la Mamwe, n’est autre que source de tous les malheurs d’un peuple qui n’a que ses yeux beats pour regarder ceux dont les autres disposent et qu'il n’en a pas. Tout cela, c’est au moment où les soi-disant autorités ne s’intéressent qu’à des élections n’ayant pas de sens pour une population condamnée à l’obscurité totale. En réalité, jusqu’où les efforts de la société Mamwe ont été déployés, au moment où on sait très bien qu’aucune localité n'est prise en charge par l’Etat en matière d’électrification ?  

Mamwe avec sa convoitise incomprise.

Le mois de janvier dernier lors de la nomination du nouveau DG à la Mamwe, l’espoir du messie n’a convaincu personne. Tous les comoriens ont été conscients de l’irréparable de cette société. Depuis le passage de la CEE, à l’aide de Me Mzimba, jusqu'au gommage de ce département, Mamwe par la société de SEMLEX, parrainée aux Comores par Sambi et aussi lors de la direction d’Ibrahim Alphonse, à cette Mamwe, le trou ne cesse de s’enfoncer.  Comme a dit feu, Mze Mouigni Mondoha, paix à son âme :« Pvatso lawa kabaila pva ndjia djabari ».Mais ce n’est pas évident de pouvoir construire avec ceux qui ont détruit, comme a dit Nietzsche. Sinon, le régime Iki a déshabillé Paul pour habiller Pierre. Des pas sur les mêmes ornières ne peuvent en aucun cas, faire de miracle. Ibrahim Mzé, un technicien de Comores télécom, succédant un technicien de Comores télécom à la Mamwe, est exposé au malheur de la société la plus hantée des Comores. Ancien directeur des TIC, et dont le bilan au sein de cette société a été moins que satisfaisant. Et comment un imam incapable de prêcher dans sa mosquée peut-il arriver avec facilité à prêcher dans celle des autres ? L’envie du pouvoir est une maladie incurable chez l’autorité comorienne ?

N’est-il pas temps de créer une commission spéciale, dans laquelle des experts étrangers, de la région de l’océan indien pour évaluer les problèmes et y trouver une solution, bien évidemment ? Enfin, le plus étonnant est aussi le silence radio du peuple comorien que les autorités continuent à tuer à petit feu.

 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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