003.jpgParti trop tôt mais arrivé trop tard ou même pas arrivé, le navire de Mohamed Fazul, est toujours vacillant pourtant pas de tempête. Mohamed Fazul, précédemment président de l’île de Mwali sous le régime de colonel Azali, s’ambitionnait de reprendre la rêne des Comores dont le tour appartient à l'île de Mwali, île sienne, une fois élu en Novembre et Décembre 2010 si élections produites. Depuis donc, il y a trois ans Mohamed fazul a collecté la confiance et le soutien de pas mal d’autorités politiques comoriennes, jusqu’aux dernières minutes de la dernière heure. Ce Fazul qui semblait un enfant sage et pensif, qui semblait l’homme honnête et décideur, qui semblait autorité invincible et tranchant a montré sa vraie qualité et sa vraie face depuis des lurettes méconnues chez nombreux des comoriens. Alors une autorité en maque d’autorité. Voilà ce Fazul en manque de rigueur et de fougue qui veut régir l’archipel des Comores sur la chaire de Beït-salam. Il a le droit de prétendre bien sûr, comorien qu’il est.

Un commandant sans boussole

En effet, un leader qui a pu trahir les siens a une facilité de trahir le peuple qui l’élira. Ce prétendant de Beït-salam commençait des pas avec ses collègues de la scène politique comorienne et à mi-chemin, la trahison de sa part est sortie de l’œuf. Comme lors de la prise de « Nkuoni nanga za Mitsudje, le kori a promis… à tout le monde dont tous les guerriers ». En revanche, tout le monde devient le dindon de la farce. Parti à la première heure avec Mze Soulé Abdoul-back et Achiraf Said Hachim, Mohamed Fazul qui déclarait à ce dernier : « montre-moi les chemins… le monde extérieur m’est inconnu…» Fazul inspirait de confiance à Achirafi Said Hachim et les siens avec son choix irréductible de la vice-présidence en cas d’élections. « Oui, nous irons de paire pour 2010 ». Ils se sont dits.

Toutefois, commencé depuis la trahison à El-back, passant par celle à Achrafi  Said Hachim, Mohamed Fazul fini par louper le parage des partis de l’opposition dont convergence de mai 2010. Cette convergence après avoir tranché dans l’ensemble et arrêté la candidature d’Achirafi Said Hachim, comme seul représentant de l’opposition allant de paire avec Mohamed Fazul lors des élections prochaines a accueilli le revirement inattendu de M. Fazul. Retourné à Mwali, son île natale M. Fazul qui prétend gagner la confiance des comoriens, commence par la perdre avec ses revirements enfantins qui dessinent le naufrage de son navire.    

L’homme victime des caprices…

De ce fait, l’union de l’opposition, en l’occurrence la convergence de Mai 2010, a exprimé sa profonde stupéfaction, sa consternation… qui engendrent leur frasque à Mohamed Fazul. Ce faisant l’enfant comorien de Mwali ne bénéficiera d’aucun soutien de la part l’opposition comorienne dans le combat, les mois de Novembre et Décembre prochains. Aussi flexible et en maque de décisions et de rigueur, le commandant Fazul a bien signifié sans vouloir que gouverner les Comores est un fardeau suspendu loin de sa hauteur. Ou qui n’a pas pu gérer dix têtes pourra gérer un peuple ? Son retour à l’arrêté de l’Union de l’opposition, arrêté pris par vote, dont le choix d’Achirafi said Hachim par l’ensemble, montre que ce prétendant de Beït-salam est loin de la plaque démocratique. Monsieur Fazul, mère mienne m’a dit :« Mwana mwendza mitritri yehula trunda bovu ». La traîtrise ou la malice ? Je ne sais rien mais les comoriens ne sont plus ingénus.

SAID YASSINE Said Ahmed

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