Avec l’avènement des NTIC Nouvelles Technologies d’Informations et de Communications le schéma classique d’information de masse a changé radicalement. La parole n’est plus sacralisée, verticalement; partant de l’autorité vers le peuple via des medias, souvent sous contrôle. La parole n’est plus désormais l’apanage exclusif du pouvoir. Ce monde là est révolu. La parole est devenue libre et la communication horizontale. Il suffit d’un click pour partager son opinion sur tout et rien. Les printemps arabes en sont la preuve. Les Comores n’échappent pas à la règle. Ainsi la blogosphère foisonne d’une multitude de blogs de sites et de pages plus ou moins élaborés plus ou moins pertinents et sérieux dédiés aux iles Comores.

 

Bien évidemment, dans notre pays qui est fortement politisé, les politiques y fourbissent leurs armes et y exposent leur principale préoccupation: les prochaines présidentielles de 2016. Dans trois ans donc. Pendant ce temps là, le pays se meurt. Lentement mais surement. Pourtant les compétences et les expertises, n’y manquent pas. Sauf qu’empêtrées dans la quête de la survie, nos élites oublient leur mission initiale: servir la nation en demeurant exemplaire.

 

Or les Comores disposent encore d’atouts non négligeables pour émerger des abysses. Pour y parvenir toutes les forces vives, toutes les bonnes volontés, autres que les professionnels de la politique doivent assumer pleinement et activement le rôle d’une société civile, responsable et crédible. A la fois groupe de réflexions et force de propositions indépendantes, des groupuscules politiques pour un lendemain meilleur.
Car force est de constater qu’en dehors des politiciens des ulémas et de la notabilité, la voix du mérite de la compétence et de l’expertise brille par le silence. 

 

Pourtant le pays entier aurait tant à gagner si les postures et invectives vaines étaient abandonnées au profit de débats, des combats d’idées, de propositions concrètes, de soutiens à des projets utiles et nécessaires. S’attaquer aux vrais différents obstacles intrinsèques à notre société sans se défausser sur des élus dont les limites n’ont de secret pour personne. Un travail de fond s’impose. Et il incombe à tout le monde de s y atteler. En particulier, à ceux qui des Comores, ont une autre ambition que de s’en servir au lieu de servir humblement. Pour finir un exemple de sujets sensibles. Les frontières communales à l’origine de tant de conflits qui empoisonnent la vie des citoyens surtout à Ngazidja. Ou encore l’urbanisation sauvage et les questions foncières attenantes.

 

BAKARI Idjabou

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