IMAG0071Pourquoi la prison comorienne devient un lieu de fin de vie ? Vivant ce qui est arrivé à Mohamed Farouk et autres qui l’ont précédé, ce jeudi 13 février 2014, c’est le tour d’un jeune Doudou Issa Ali Abdallah, originaire d’Ikoni. Ce jeune qui était enfermé à la gendarmerie d’Ikoni depuis peu, a trouvé la mort… succombé à ses blessures. Le jeune Doudou Issa Ali Abdallah, ne passant pas plus de deux jours à la brigade susdite a été l’eau à boire des hommes d’uniforme de Vunyanya dju.

 

Mystérieux. Tôt le matin, le jeune a été découvert mort dans la pièce où il était enfermé. Panique à bord. Sans pouvoir assumer leur responsabilité, les hommes de la brigade d’Ikoni ont fait appel au COSEP pour récupérer le corps. C’est cette unité qui a ramené le jeune inerte à Ikoni. Mais le plus inquiétant, est qu’on ne sait pas quand est-ce que cette atrocité touchera à sa fin. L’Etat naturel, la société sans Etat en quelle se comportent les Comores méritent une radiation.    

 

Vont-elles s’impliquer les autorités politiques et religieuses comoriennes pour éradiquer ce fléau ? Le muftorat qui ne cesse de prêcher… va parler de ce climat nocif qui règne dans les geôles comoriennes ? Pourquoi ce jeune sans défense… a été affreusement assassiné dans cette brigade ? Doudou, jeune ikonien sans histoire aucune, son sacrifice ne doit pas passer sans échos. Il est temps que les autorités comoriennes se mobilisent pour lutter contre la barbarie élisant la prison comorienne et les brigades, domicile. L’enterrement du jeune Doudou a lieu ce jeudi 13 février 2014 à Ikoni, sa ville natale, et Paix à son âme.

 

SAID YASSINE Said Ahmed     

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