Deux anIMAG0071s depuis que monsieur Hamada Abdallah est ministre de l'intérieur des iles Comores. Durant cette période, la vraie image de l’homme laisse présager. Le ministre de l’intérieur a constaté que les comoriens s’inquiètent de l’insécurité qui règne dans le pays. Bravo ! Quel effort ! Et là, il appelle le médecin après la mort. Comment un cri tardif peut être pris pour un cri d’alarme ? Qu'est-ce qui a empêché la mise en place des mesures sécuritaires aux Comores, en commençant, par la Capitale Moroni au moment où ce fameux ministre a été préfet du centre, jusqu’ à l’actuel poste qu’il l’occupe, le ministère de l’intérieur ?

J’ai lu dans le journal Al-watwan N° 2196 du mardi 4 juin 2013, "j'ai rencontré la police pour discuter la mise en place de certaines mesures... nous devons désormais identifier les étrangers qui résident dans l'île par leurs empruntes digitales et leurs visas." Disait le ministre de l’intérieur. Comme si c’est seule l'île d'Anjouan qui est atteinte par l'insécurité et bue par des incontrôlés. Sinon, si on comprend bien, les dires du ministre ce ne sont pas un projet mais bien une idée. De qui donc se moque t-il ? Parlant de « la connaissance du nombre des étrangers, de leurs nationalités, de leurs adresses… » Dans l’île d’Anjouan, c’est comme si dans les autres îles, ces mesures sécuritaires s’appliquent.

Un petit rappel : le mois de Mars 2012, les autorités tanzaniennes ont arrêté quatre agents des services de l’immigration comorienne, munis de 4000 passeports comoriens, à destination de Dubaï. Et Mr Hamada Abdallah était toujours ministre de l’intérieur au moment des faits. Et ces hommes ont avoué ce vol et l’éventuelle vente de ces documents à des Bédouins arabes sans aucune nature. Qu’a fait ce ministre omni-média en matière sécuritaire ? Enquêtes, procès ou quoi ? Rien. Et en plus, personne n’en parle. Car partout dans le monde la sécurité devient une soupape, pourtant une priorité, Hamada Abdallah ne doit pas non plus s’en passer. Un tremplin pour le prochain passage à Mdjumbi. C’est ainsi qu’il a pris les anjouanais pour des enfants de la maternelle.

La sécurité des citoyens n’est pas un alibi

En outre, combien des cas très sensibles, des conflits sérieux, je veux dire, que le ministre de l’intérieur Mr Hamada Abdallah, garant suprême de la Paix des citoyens, a laissé passer sous son nez depuis qu’il est à la tête de ce département ? L’affaire d’Ikoni, celle de la commune de Djoumoishongo, celle de Hambou Sud, celle de Mkazi... que sais-je encore. Ces conflits qui troublent l’ordre public stationnent dans son département. Et voilà un commandant qui baigne dans l’opulence au moment où le navire prend l’eau. Lenteur, inertie, mépris et même méchanceté, voilà des sentiments qui laissent pourrir la situation.

Enfin, en manque des réponses lors de la conférence de presse à Ajouan, le ministre a marié ses dires avec la tentative de coup d'Etat. Et il prépare Ntibet de Bounaswiya. Le trouble a lieu à Moroni et les fouilles se déroulent à Ndzuwani. En vérité, de qui le ministre de l’intérieur se moque ? En ce qui concerne le manque de 300 ou 400 millions pour payer… Semlex afin que les cartes et les passeports puissent arriver à temps à Anjouan, car la somme demandée est dans les mains du ministère de finances. Une somme de 22 milliards de franc comorien, a annoncé le vice-président en charge de finance, qui vient d’un prêt du fonds islamique.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

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