portrait1Deux positions s’expriment. Celle des gouvernants successifs du pays qu’exprime avec son style si particulier, l’ambassadeur Ahamadi Hamadi dans la Tribune des Comores n°67 du 25 juillet 2013 : « rapprochons nous de la France pour renforcer et approfondir nos relations dans les domaines du possible, … et avançons comme sait le faire la diplomatie, comme l’enseigne l’histoire diplomatique sur des conflits aussi vieux et aussi durs que le nôtre, … » et de l’autre, celle que le même numéro de la tribune exprime en citant feu le Président François Mitterrand : « on ne peut s’entendre avec une grande nation en passant par le trou d’une aiguille. Ça ne sert à rien d’être gentil. Si vous voulez arriver à une situation harmonieuse, il faut être capable à un moment donné de créer des situations de tension ». Et pan sur la fausse « histoire de la diplomatie ». L’expérience même de notre pays nous enseigne la même chose. C’est par le chantage au visa que la France a fait reculer le pays qui voulait instaurer un minimum de sécurité dans les déplacements inter îles en exigeant une pièce d’identité. C’est par la fermeté que le pays a imposé le débarquement à Ndzuwani pour déloger le chef séparatiste Mohamed Bacar malgré l’opposition de la France. C’est le compromis ou la compromission du Président Azali en 2005 sur la participation mahoraise aux jeux des Iles de l’Océan Indien qui a ouvert la voie à la départementalisation et à la rupéïsation de l’île comorienne. Il faut résister, trouver les moyens de faire pression sur la France. Quel est donc le résultat de la politique des courbettes menée depuis 1978 ? Mayotte s’est éloignée de plus en plus et son retour s’est sérieusement compliqué !

Si la revendication du retour de Mayotte est sincère, il faut commencer par être cohérent, supprimer le visa de sortie comorien vers Mayotte, œuvrer de façon conséquente pour que la tournante aille vers un patriote, natif de Maore, etc. Il faut faire pression sur la France à L’ONU, obtenir à la prochaine AG de l’ONU une résolution condamnant la départementalisation et la rupéïsation de Mayotte, il faut porter plainte contre la France pour crime contre l’Humanité à la Cour Pénale Internationale.

La balle est dans les mains du Président Ikililou !

Idriss (01/08/2013)

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