Le commissaire aux finances et à l’économie de l’ile de Ngazidja a convié un parterre de journalistes le mardi 11 juin dans sa ville natale d’Ikoni pour un point de presse. Une occasion pour l’argentier de l’île de Ngazidja de dresser rapidement un bilan de son action depuis que le gouverneur de l’île lui a confié les responsabilités de ce commissariat.

 

Rigueur et maitrise du budget

 

Commissaire aux finances de l’île depuis 2011, Mohamed Soulé Islame a vite pris ses marques au sein de son département et s’y est bien enraciné en imposant un nouveau mode de gestion. Celui-ci lie rigueur et maitrise budgétaire. Il s’est employé à dégager une marge budgétaire en vue de réaliser certains investissements dans l’île. Une première, car  jusqu’à sa prise des fonctions en mai 2011, le budget de l’ile n’était alloué qu’à financer principalement  si ce n’est exclusivement le fonctionnement des services. C’est donc de cette orthodoxie des finances insulaires et de la maitrise rationnelle des dépenses qu’il a initiée que l’argentier de l’ile est venu parler aux journalistes de la place.

 

Il est vrai que le taux de recouvrement de recettes propres de l’ile est de 74% cette année. Soit une augmentation de plus de 28% par rapport à l’année 2011. La maitrise de la masse salariale et des autres dépenses de fonctionnement a permis à l’île de dégager la somme de 3 milliards de francs pour soutenir des opérations d’investissements.

 

Réalisation d’investissements

 

C’est donc avec ces économies budgétaires que l’île a pu financer la rénovation de certains bâtiments administratifs en état de délabrement avancé, la réfection et l’aménagement du palais de Mrodjou. Ces marges budgétaires ont également servi à financer l’opération cartable pour tous, cette opération qui permettra à la rentrée scolaire prochaine à chaque enfant scolarisé dans l’île de bénéficier d’une fourniture scolaire complète. Grace à la pugnacité du commissaire Mohamed Soulé, aux efforts du gouverneur de l’île et des autorités gouvernementales, les chauffeurs ont bien accepté de s’acquitter de la vignette auto et le produit de celle-ci estimé à plus de 850 millions serviront entre autres à la construction des locaux devant abriter les 28 mairies de l’île.

 

Par ailleurs, le commissaire Soulé a profité de cet entretien pour exprimer sa déception et sa ferme condamnation des propos qu'il juge gravissime du député Fatah qui appelle à un soulèvement populaire contre l’ordre constitutionnel et les pouvoirs en place. Des propos qui pourraient créer un climat de désordre dans un pays qui aspire à une paix pérenne  après tant d’années d’instabilité politique et économique. Confiant du gouverneur Mouigni Baraka Said Soilih, Mohamed Soulé est très optimiste d’une île qui sortira du gouffre car le gouverneur Mouigni depuis la prise de ses fonctions tient ses engagements. Chose peu fréquente aux Comores.  

 

Stature d’un gestionnaire rigoureux

 

Le moins qu’on puisse dire est qu’en deux ans à la tete des finances de l’île, Mohamed Soulé Islame a su se tailler une posture d’un gestionnaire rigoureux. Porté par sa région de Bambao et sa ville d’Ikoni, M le commissaire est également devenu l’un des hommes politiques en vue de sa région. Il est sans conteste l’un des piliers du pouvoir insulaire. Son charisme, son franc-parler, son sens du travail et la confiance qu’il bénéficie auprès du gouverneur Mouigni Baraka Said Soilih lui valent beaucoup d’admiration, ainsi que beaucoup d’inimitié. C’est cela un homme d’Etat. « Il n’était là que depuis deux mois, mais le job lui allait déjà comme un gant ». Ces propos sont ceux d’un haut fonctionnaire du commissariat aux finances et à l’économie de l’Île de Ngazidja qui ne tarie pas d’éloge à l’endroit de son supérieur  et qui loue ses efforts de rationalisation des finances de l’île.

 

ABDOU ELWAHAB MSA BACAR

COMORESplus

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