GEDC0930.jpgCa y’est la boucle est bouclée. Yen fi ya utsina wenyi yiolo. Un sacrifice d’une personnalité très importante est déjà fait. Le Secrétaire général du Muftotrat, Said Abdallah Rifki paie la connerie des autres. Un procès unique, impérieux et penchant a fait de lui victime du système. Ca y’est les deux milliards de francs évaporés aux hydrocarbures, les plusieurs centaines de millions de francs volatilisés dans le service de douane, de la mamwe, du service des impôts, des Comores télécom, de la SNPSF, de l’hôpital El-maarouf… sont classés dans l’amnésie totale et la naïveté des comoriens. Bravo justice comorienne ! Un pays appauvri par ses autorités depuis son accession à l’indépendance, connaissant plusieurs détournements de fonds publics et plusieurs pillages dans les caisses de l’Etat… est incurablement malade à cause du krach de sa justice. Tentative de corruption, tolérance zéro dont emprisonnement sévère. Détournements de deniers publics, allègement de peine et liberté provisoire, qui sans doute finit par liberté définitive.

 

Toujours la question que les comoriens d’esprit se posent, question selon laquelle «  pour quoi la précipitation du procès Rifki et pourquoi aucune intervention venant de l’institution dont il est encore Secrétaire général au sujet de ce drame ? »  C’est la première fois que le justice comorienne reste carrée sur un dossier. Cette attitude qui devrait être si bonne s’elle s’applique au bon endroit. Rifki, une victime d’une machination… de l’Etat et de certains individus enragés par la fermeture des débits de l’alcool…

 

Alors, toujours pourquoi les médias comoriens qui parlent de l’inculpation et de la peine infligée au secrétaire général du Muftorat n’ont aucunement parlé de l’institution dont la Commission de lutte contre la corruption sur ce sujet ? Et pourquoi aucun membre de celle-ci ne s’est jamais prononcé à ce sujet ? C’est absurde. Et le ministère de l’intérieur acteur de ce complot ? Pourquoi aucun mot venant de ce département sur ce sujet ? Maskini findi Rifki. Il est clair que si c’est une tentative de corruption d’autres produit que la substance de saut, le vin… nous autres aurions de mots. Mais dommage. Maman m’a dit :« mwana mwendza ntsungu ka pvaharishiha shi hapva ». Sinon, ce qui est lâche, est que parmi les couteaux qui ont fait mal à Fundi, les siens. Où est la place de FNJ dans cette affaire ? « omrema nguona ma rema mbuda ».

 

Comme a dit Dafiné Mmidjindze : «  Mindjara dandzi lahwandza nipveshelewa sha tsilili he yamba ni ulwawa, ba ye yamba ni ulwa nguni hozo, nado upanga wamdru ho hoza mdru ». Ca va se savoir. Comme il est indubitable qu’il y a une anguille sous la roche dans cette affaire, les vrais responsables de l’opération Rifki seront découverts tôt ou tard. C’est honteux, c’est désolant et c’est désespérant. Tendre un piège à quelqu’un pour se faire un très bon CV, tendre un piège à quelqu’un pour le sauter d’une instance… tendre un piège à quelqu’un car il fut à la tête d’une délégation pour la fermeture de la vente de vos substances réveillant. Bonjour oppression, A dieu liberté.

 

SAID YASSINE Said Ahmed

(COMORESplus)

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