IMAG0054Selon le quotidien Al-watwan des Comores N° 2196 du mardi 4 juin 2013, lors de sa conférence de presse, ténue à son domicile à Ikoni, le lundi 3 juin, Mohamed Ali Soilih alias Mamadou, vice-président en charge de finance a confirmé que la Banque Islamique de Développement (BID) a accordé une somme de 55 millions de dollars soit 22 milliards de Fc. Une manne dépendue lors de la réunion annuelle de l’institution susdite au Tadjikistan. Avec ses sourires habituels à demi-lèvre, le vice-président a précisé ainsi : « Le gouvernement comorien va se concerter pour arrêter les projets de développement à financer. ». Si le message a bien édifié, le gouvernement comorien n’a pas de priorité comme projet ou bien tous ont connu des réalisations. « Grâce à ce fond, nous allons pouvoir financer plusieurs projets dans divers secteurs pour le développement du pays ». A indiqué Mohamed Ali Soilih.

 

Comment peut-on parler de rééchelonnement de cette dette sur 30 ans, à un pays qui vient d’accéder au point d’achèvement de l’IPPTE (Initiative des pays pauvres très endettés) ? N’est-pas une cyanure ou gavage de l’amiante à nos pauvres Comores ? Toujours les questions naissent. Comment une grande institution financière octroie facilement un crédit si important à un pays qui n’a présenté aucun projet, signifiant là où besoin est ? Monsieur l’argentier, le super ministre de finance des Comores doit enlever les zones d’ombre se trouvant dans cette affaire pour que confiance règne. Cela fait que les comoriens ont droit au doute dans ce dossier. Lorsqu’il est bien confirmé qu’il reste pour les autorités locales à soumettre prochainement à la BID des projets, prioritaires afin de valider les rentrées d’argent obtenus, selon le journal Zinfos974.com, les comoriens doutent qu’ils ne détiennent pas le « mwadzu nguso » etle « udjonga bwalala ».

 

Mystifications ou miracle ?

 

Certes la Banque Islamique de Développement, n’octroie pas de somme sans projet marquant une priorité. Exemple en 2010, la Banque Islamique a financé 363 opérations pour un montant de 7 milliards de dollars US dans plusieurs pays musulmans, mais tous soumis à des projets retenus prioritaires, comme l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’eau et l’assainissement, l’énergie, le transport, les infrastructures, l’éducation.. pour ne citer que ces domaines.

 

Enfin, comment la Banque Islamique avait imposé au Mali de lui soumettre le projet d’une construction d’un Pont, à la Turquie, une liaison ferrée à grande vitesse et à l’Egypte, une centrale thermique… et accorder la somme de 42 millions d’euros aux îles Comores, pays qui n’a présenté aucun projet ? Si cela s’avère vrai, quelle tubulure poursuivra la manne que la banque islamique a accordée au vice-président en charge de finance sans aucun projet ?

 

 

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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