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De Moroni à Paris, de Paris à Moroni, cette affaire, presque oubliée est vielle de treize ans. En décembre 2001, le pouvoir putschiste d’Azali, avait déclaré avoir déjoué un coup d’Etat à l’île de Mohéli, Comores, alors que le régime n’était même pas reconnu par la communauté internationale. La responsabilité de cette tentative  avait été imputée à Said Achrafi Said Hachim, ancien ministre de l’intérieur, en exil volontaire en France. A cet effet, le colonel Azali et ses hommes, ont lancé un mandat d’arrêt international contre ce dernier. Le 18 décembre 2002, Achrafi Said Hachim est arrêté, et écroué à la maison de la santé à Paris, par le gouvernement Français, qui a agi conformément à plusieurs chefs d’inculpation et en complicité avec Azali Assoumani et ses hommes : association de malfaiteurs, organisation d’un groupe de combat, participation à un groupe de combat, vol avec armes, séquestration, dégradation en bande organisée, violence volontaire avec armes, transport et détention d’armes et assassinat, pour ne citer que ceux-là.

« L’arrêt de la cour d’appel de Paris et sa suite »

Achrafi Said Hachim a passé un an en prison avec toutes les formes de maltraitance. Et le 20 octobre 2003, il a été libéré par un arrêt de la cour d’appel de Paris. Ce n’est pas tout. Il a été par la suite, soumis à un contrôle judiciaire très strict, subi une série d’humiliations et de souffrances. Toutefois, même si le contrôle judiciaire a été levé, un suivi aurait été discrètement maintenu par le juge en charge du dossier, Me Patrick Ramaël qui serait intervenu en personne à Moroni pour faire invalider la candidature d’Achirafi Said Hachim à la présidence de l’île de Ngazidja en 2007. Heureusement Said Hachim n’est pas retourné en case prison comme ce fut le cas, lors d’une mise en liberté provisoire du 12 mai 2003. Une mise en liberté contre laquelle, le parquet, avait fait immédiatement appel et l’avait reconduit en geôle.

Il a fallu attendre deux ans pour la clarification de cette machination. Ce qui fait que le 20 octobre 2003, Said Hachim a été définitivement libéré. Trois ans après, précisément le 20 octobre 2006, une main levée du contrôle judiciaire eut lieu. Oui nul n’exige la prudence que la justice qui se veut aussi juste. Pour clore ce dossier, la précipitation n’y a pas de place. C’est pour cela qu’il a fallu treize années entières pour que ce dossier soit définitivement clos. Alors, malgré cette longue souffrance, le 26 mai 2014, une ordonnance de non lieu a été rendue par Me Cyril Paquaux, vice-président chargé de l’instruction au tribunal de grande instance de Paris.

« La vérité a fini par triompher »

En dépit de sa lenteur, des années interminables d’attente, la vérité a fini par triompher, et la justice rendue. La justice française a reconnu l’innocence d’Achrafi Said Hachim et du coup, tacitement désavoué le colonel Azali et ses hommes.  Il est temps donc que les Comores abandonnent ce système de montage farfelu, ubuesque et fictif qu’usent et abusent les hommes au pouvoir. Avec la fin du scénario et le rétablissement des faits, comme l’a présenté la justice française, la prudence des comoriens doit se multiplier face à ces farces et mensonges que subissent nombreux de nos compatriotes. 

La machine du régime en place doit servir d’exemple. Presque les mêmes hommes ou quelques uns impliqués dans cette tentative de coup d’état, sont sous les verrous aujourd’hui, pour une unième fois, impliqués. Mais, simple coïncidence, hasard ou bizarre, le directeur du cabinet chargé de la défense en poste, lors de la tentative de coup d’Etat du mois de décembre 2001, est le même que lors de la tentative de coup d’état, du 20 avril 2014. Depuis qu’il occupe cette fonction, que des tentatives de coup d’état et d’assassinats déjouées par ses hommes !!!!

Avec Boléro, Iki peut dormir tranquille. Le coup d’Etat ne peut-être grammatical, un petit virgule, bien placé, ou des décrets mal rédigés volontairement.

SAID YASSINE Said Ahmed

COMORESplus

 

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