ARRIERES DE SALAIRES A COM’AIR ASSISTANCE, LE CLIMAT S’Y ANNONCE AGITE
06 août 2024/image%2F1385848%2F20240806%2Fob_f75e71_hafsoit-moindjie-mmadi.jpg)
ARRIERES DE SALAIRE A COM’AIR ASSISTANCE, LE CLIMAT S’Y ANNONCE AGITE
Le personnel se case en position de riposte. Prêt à allumer la mèche, le climat s’annonce autre que calme. Au sein de cette société, des grisailles l’amochant. A-t-on droit de dire que le chaos se dessine ? L’avenir le dira. Sinon penser autrement, c’est un peu blanc. Ceci s’explique du fait que les employés de cette société accusent 5 à 7 mois d’arriérés de salaires. Le patron de cet établissement public qui règne sans partage fait la sourde oreille. Et le personnel se fatigue de patience. Passer à l’acte se voit comme ultime alternative.
« Et si l'on parle de maladie incurable de Com-Air assistance ? »
Qui ne se rappelle pas du tourbillon dans lequel cette société se trouvait à l’époque où le sacré Mohamed Youssouf Moimba y faisait la pluie et le beau temps ? C’était bien sûr en décembre 2020. Donc depuis… cette société a tracé son chemin vers l’abime. C’était la période où l’on parlait d’un an du système archaïque d’enregistrement, qui avait alourdit le travail et causait la perte de temps. Donc, 15% de chiffre d’affaire de cette société était en perte. Le tableau de bord affichait 20 millions de fc de dette qui n’étaient pas versés à Mondial des communications et des technologies de l’information dans les transports aériens. Oui on peut mettre cela dans la balance du passé. Et maintenant ?
Com’Air assistance risque de baisser les rideaux. Cette société d’Etat accumule les arriérés de salaires. 5 à 7 mois, la situation est intenable. De peur de se voir virer, personne n'ose hausser le ton. Certains des agents ont formulé une demande réclamant leurs droits mais sans réponse de la part du responsable ni accusé de réception de leur demande. C’est bien le dédain au sommet de l’Etat. Et ça, personne n’en parle.
« Les voyants s’allument au rouge »
Face à cette situation, l'Aéroport International des Comores pourrait se trouver d'ici quelques jours dans une situation de crise, en raison du non-respect des droits et obligations de ses agents. Dès lors leur patience selon certains, a atteint à son apogée. Ces agents de Com’Air assistance ajoutant ceci « nous n’avons pas une autre personne à qui soumettre nos doléances que le patron de notre institution. Mais dommage, il nous prend de haut. Nos revendications demeurent lettre morte ». En colère puis désespéré, « lorsque nous agissons différemment, comme l'a fait MZE DJIMBA NEMA PATIRO, nous le ferons pour défendre nos vies et nos droits mais notre silence n’est qu'un respect pour notre devoir de servir la nation », rassurent-ils avant de conclure par ceci « nous sommes parents, sachez bien que des responsabilités nous attendent. ».
Hafssoita Moindjié M’madi
COMORESplus