LA FRANCE NE NOUS A PAS COMMUNIQUES LES LISTES DES APPAREILS QUI N’ONT PAS DROIT DE SURVOLER…
03 juil. 2009
Trois jours se sont écoulés depuis le crash de l’Air bus A310 qui a fait presque une totalité de disparus, dont 140 passagers. La chance de trouver des survivants, ne se rapproche pas des impétrants. Depuis que le deuil lèche le sol comorien ainsi que gagne toute la communauté comorienne de partout où elle se trouve, par malheur ce pays et sa communauté fait la une des médias. C’est inespéré mais aucun choix. Il faut qu’on se soumette aux exigences du bon Dieu, comme les comoriens sont un peuple musulman, croyant. Oui, c’est dans le malheur qu’on connaît les bons amis mais à condition que ces amis ne soient pas impliqués dans ce malheur. Dommage car, depuis l’atterrissage de ce drame, sur le quotidien de la communauté comorienne et amis, tous sont et seront révélés en flot. Et les responsabilités seront sans doute attribuées à ceux qui les méritent. Même si cette situation, fait monter le prix de vanille de certains, mais aucune autorité compétente ne peut se dire ne pas être informée et avertie d’un éventuel drame. Pour être honnête ce n’était ni par mauvaise foi ni par méchanceté, le manque de réaction de la part des autorités comoriennes mais cela n’exclue pas leurs responsabilités au sujet du crash. Si je me permets de dire cela, ce que ces autorités même, prennent ces appareils dans lesquels la mort se dessine... Elles les prennent en même temps que les citoyens normaux comoriens et franco-comoriens. La preuve en est qu’un ancien ministre, une haute autorité de l’Etat comorienne, qui par la suite bénéficiait une nomination, ces derniers temps…est porté disparu dans ce crash au moment où il est appelé d’aller occuper son poste de ministre de télécommunications... Il s’agit d’Ahmed ABDOU alias Poumba, originaire de Fumbuni et Ikoni. Paix en son âme.
Les autorités…sont rencontrées et mises au courant des états des appareils.
C’est donc par laxisme, insuffisance et naïveté qu’elles prennent les choses. Le mois de Septembre 2008, à l’Hôtel la Renaissance, à Paris la Défense, le SOS Voyage aux Comores, SOS voyage collectif mais non SOS Voyage association, a rencontré le directeur de vente de Yémenia Airways, le directeur Yémenia Europe, les chefs d’escale de Marseille et de Paris et leur a fait état de la situation des appareils, le mauvais accueil ainsi que le prix de billets d’avion. Ces responsables qui donnaient promesse de rectifier les erreurs, a fait subir aux comoriens le dindon de la farce. Par la suite, le vice-président comorien chargé de transports Idi Nadhoim, a été largement informé dans sa résidence privée, en présence de certains députés fidèles au régime en place, en l’occurrence Youssouf Mondoha alias Ndjizi, Député Mumine de Ndzuani ya Mbadjini et un autre député de l’île de Ndzuani dont le nom m’échappe de l’esprit. C’est là où la mouche yéménite a piqué certains membres du SOS voyage aux Comores, jusqu’à ce que le sang soit dosé à fond du voyage à Sanaa. Idi a su faire une trajectoire. Lorsque ce fameux vice-président a été informé de ce qu’il connaît déjà, le mauvais état des appareils ainsi que la hausse de prix de billet, son mot n’était pas celui d’un enfant du hameau. « Si les responsables de yémenia n’ont pas répondu au rendez-vous ici aux Comores, ne vous inquiétez pas car, ces députés du régime, qui sont pour moi des amis, quelques uns parmi vous et moi irons jusqu’à Sanaa pour régler cette affaire afin que les comoriens soient entendus et respectés ». Hélas "o urengo mdru oko danganya mwinyio" ! Alors monsieur le vice-président, il n’avait pas besoin d’un communiqué d’une liste des appareils qui ne répondent pas aux normes. Si je ne me trompe pas, la première rencontre a eu lieu à la résidence du ministère de transports pendant que le vice-président chargé de transports était en voyage. Qu’est ce qui n’a pas été dit ? Ca m’étonne !
Donc, les propos de Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux transports français, peuvent être répliqués par quelqu’un d’autre mais non par vous, monsieur le vice-président. Tous mes respects. Saisissez l’occasion de vous pencher vers une autre pensée. Oui, même si le coca cola et le Fanta…des Comores sont délicieux, mais, cette délice ne pourrait pas faire oublier aux participants des rencontres dans votre résidence privée, les mises au point. C’est vrai nous étions bien accueillis. Certains mots sont tombés, j’ai retenu même si mes collègues n’ont pas fait attention ou semblant de ne rien comprendre. Ces mots malheureusement étaient parmi les raisons qui ont rendu boiteux le SOS Voyage aux Comores.
SAID YASSINE Said Ahmed