L’interruption des épreuves orales du baccalauréat, ont commencé le mercredi 5 Août, avec cette situation, COMORESplus, s’est entretenu avec un des enseignants concernés pour l’éclaircissement de la situation.  

 

COMORESplus : Monsieur Mohamed Ali Abdallah, vous êtes professeur au Lycée S.M Cheick de Moroni. Voila, après une promesse du gouvernement, selon laquelle, le 5 août 09, vous apercevrez un mois de salaire, parmi les arriérés. Vous enseignants, avez subit le dindon de la farce, n’étant pas payés ce jour, contrairement à ce qui a été promis. Quelle est votre idée et celle de vos collègues par rapport au climat qui règne ayant comme nature ; arrêt de certaines épreuves du deuxième groupe du baccalauréat ?

 

Mohamed Ali Abdallah : Voila, cette situation, a été prévisible, et malheureusement, nous sommes arrivés au dernier moment des examens, nous avons décidé d’interrompre l’oral des épreuves du baccalauréat, suite à un protocole d’accord entre le syndicat des enseignants, plutôt l’inter syndical et le gouvernement. Intersyndical, car sont les syndicats de l’école primaire, du collège, du lycée et même des universités. Donc, on s’est convenu que les mois qui sont à payer, qui relèvent depuis l’année 2008, n’ont pas été reçus, n’en parlons plus les mois de 2009, aucun de ces mois n’a été reçu. Suite à cela, on est arrivé à un protocole d’accord que les deux derniers mois de 2008 doivent être versés pour terminer cette année et un mois pour commencer l’année 2009. C’était dit qu’entre le 3 et le 5 Aout, nous recevrons cette paie. Le délais n’a pas été respecté. Donc le protocole n’a pas été respecté et on est arrivé à ce stade.

 

C.P : Nombreux sont ceux qui savent que vous avez agi avec une preuve de bonne fois, c’est-dire, laisser le déroulement des examens, depuis le concours d’entrer en sixième, le BEPC et le premier groupe du baccalauréat. Et ces mêmes personnes jugent que vous devez terminer ce que vous avez commencé. Ceux-là ont tort ou raison ?

 

M.A.A : Moi, je ne suis pas là pour juger l’opinion publique. En tant qu’enseignant, en tant que membre du syndicat, je suis là pour nos droits, et aussi pour les droits de tous travailleurs. Mais pas pour juger les torts ou les raisons de certaines opinions.

 

C.P : Comme tous fonctionnaires et comme vos paies sont rares, et à coup de lance pierre. Comme on vous construit souvent un château en Espagne, ne pensez-vous pas que poser certaines conditions qui ne peuvent pas être répondues, à raison de la prévision de la situation, ne pensez pas que vous agissiez comme des masochistes ?

 

M.A.A : Non, ce n’est pas de Masochisme, nous pensions qu’avec ce protocole d’accord entre le gouvernement et les syndicats, les conditions posées sont satisfaisables. Mais on n’a pas posé des conditions qui peuvent ne pas être non satisfaisables. D’ailleurs on n’a pas rendu la tâche très lourde. A juste titre, on n’a pas demandé la totalité de nos arriérés de salaire. Sinon, on aurait du rappeler la période du président Taki, dans laquelle, il y a plusieurs mois qui n’ont pas été payés. Mais on a demandé que les mois de 2008 soient payés et commencé les mois de 2009. Donc quand même ce n’est pas une tâche qui s’avère aussi lourde. Je crois que ce sont nos droits qui sont absolus et qui sont inaliénables. Donc, s’il y a ceux qui veulent compliquer la situation, ce n’est pas la part des salariés… c’est l’Etat qui est responsable, pour le moment qui n’a pas ténu à ses engagements. Mais nous, nous sommes parfaitement en droit, de réclamer d’abord nos salaires, et en suite, de respecter l’engagement que nous avons pris. C’est une question de responsabilité. Nous respectons l’accord et l’engagement que nous avons pris. Parce que si nous continuons les examens, là, on n’a pas respecté l’engagement pris. Dans ce cas là, on serait des lâches si ne respectons pas l’engagement que nous avons pris.

 

C.P : Ne pensez-vous pas que cette interruption soit une pénalité infligée contre une partie des élèves, en tout cas ceux qui sont autorisés à passer le deuxième groupe tandis qu’il y a d’autres qui sont calmes dans leurs foyers avec leurs résultats finaux ?

 

M.A.A : Ce qu’il faut comprendre, ce qu’aussi bien les enseignants que les parents, tout le monde aurait souhaité que les choses se passent dans une condition très satisfaisante. Mais malheureusement entre nous, enseignants et parents d’élèves, nous jugeons idéal que l’année se termine et que les examens soient tenus correctement, mais le gouvernement, a décidé autrement. Donc avec cette situation, si pénalité, il y a, le responsable, c’est l’Etat, le responsable c’est le gouvernement.

 

C.P : Alors selon le climat qui se présente en ce moment et qui fait balancer cette fin d’année scolaire, pourriez-vous nous dire que la rentée prochaine sera à l’Etat stationnaire ?

 

M.A.A : Je veux vous rappeler que ces enseignants, sont des gens qui ont une responsabilité et qui faont preuve des pédagogues et en aucun cas ils n’ont jamais manqué à leurs engagements. Cette situation de protocole d’accord n’est pas pour la première fois. Mais chaque instant, chaque moment qu’il y a une situation pareille, chaque moment qu’il y a revendication de nos droits, toujours nous passons pour qu’il y’ ait une moindre satisfaction. Nous passons toujours par un protocole d’accord. Et en aucun moment, s’il y a un non respect de ces protocoles d’accord, c’est de la part des  gouvernements. C’est jamais de la part des enseignants. Donc, nous, nous demandons à quel moment où à quelle circonstance que l’Etat est appelé à faire un sacrifice ? Si les responsables ne le savent pas. Quel est le moment ou quelle circonstance ? L’Etat peut faire un sacrifice, parce que nous, nous en avons marre. Et nous ne retirons pas de nos décisions tant que nos besoins ne seront pas satisfaits. Nous sommes là, nous nous sacrifions pour le bien de l’enseignement et pour le bien des élèves. Mais malheureusement ce n’est pas réciproque.

 

C.P : Oui, vous avez demandé, ne serait-ce qu’une dose de paie, et c’était promis le 5 de ce mois par le gouvernement. L’engagement n’a pas été ténu. Alors ce 5 août 09, vous reste historique ou ce n’est que de passage ?  

 

M.A.A : Je crois que tout instant, tout moment, tout évènement…présents, lorsqu’il seront passés, vont rentrer dans l’histoire. Donc ce moment où nous attendions le versement pour la continuité des oraux, n’est pas unique. Tous les évènements qui se produisent dans le cadre de l’éducation, sont aussi historiques.

 

C.P : Monsieur Mohamed Ali, je vous remercie.

 

M.A.A : Vous de même, je vous remercie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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