HIER L’INCOMPETENCE, AUJOURD’HUI, LA COMPETENCE DE LA HAUTE COUR CONSTITUTIONNELLE
13 mai 2009 Bravo ! Cette fois-ci la haute cour constitutionnelle des Comores, par ses juges a pu résoudre un problème institutionnel. Nous pouvons applaudir cette instance car elle a réalisé le difficile. Dire ou constater que le mandat des députés comoriens est achevé, c’est un sacré boulot. Ah, que lourde est cette tâche ! Il faut donc que les membres de cette haute cour soient médaillés de façon aussi noble. Encore, une fois, bravo !! « Par arrêté n° 09-08 de la haute cour constitutionnelle, publié le 7 mai 2009, cette cour a constaté la fin du mandat de l’assemblée nationale des Comores, le 28 avril, date à laquelle les résultats définitifs des élections législatifs ont été officiellement, proclamés le mois de mars 2004 ».
Ce constat me rappel quand a été fusillé Monsieur Taoufik YOUSSOUF de Hantsambou en 1996 au Kalaweni-Moroni. Après quoi, un des médecins comoriens, se présentait auprès de lui, le touchait ses maxillaires et dire qu’il est mort, au moment où tous les badauds ont vu qu’il n’est plus vivant. Quelqu’un qui est ligoté, yeux fermés, mitraillé sans aucune défense ni tentative d’évasion…comment peut-il survivre ? Tel est le cas aussi semblable de celui actuel, en l’occurrence le terme du mandat des députés nationaux des Comores et la haute cour constitutionnelle.
A mon beau-frère que j’aime beaucoup, Mohamed El-anrif HAMIDI, membre de cette haute cour constitutionnelle. Une des autorités natives et les plus estimées de l’île de Mwali et même des Comores en général. Que pense t-il-donc de l’incapacité de cette hiérarchie de laquelle, il fait partie, et qui par incompétence fait priver de l’île de Mwali de son droit de la tournante ? El-Anrif, une personnalité qui est loin d’être ignorante de la situation-sociopolitique des Comores depuis l’ère S.M.Djohar, période depuis laquelle, il commençait à occuper des postes qui le rendent aussi visibles dans la scène politique comorienne. Si cette autorité est à qui je m’adresse, c’est parce que je le connais et je l’estime profondément.
A l’heure actuelle, les évènements qui se déroulent aux Comores, ne sont pas inaperçus dans le monde entier. Alors « l’incompétence de la haute cour constitutionnelle de pouvoir examiner un cas institutionnel qui puisse plonger les Comores dans la fange, honnit grandement nos Comores à nous. Des Comores qui ont suffisamment souffert et qui ont besoin de vivre dans la paix, la liberté et la vertu de ses citoyens. Il est enfin inquiétant d’être surpris par l’incapacité de l’instance suprême de l’Etat, dans une période de crise de tous genres.
SAID YASSINE Said Ahmed