Inquiétant mais non étonnant. Pouvoir comptabiliser les coups d’Etat qui se sont produits aux Comores, n’est pas aussi facile. Et ceux qui ont réussi et ceux qui n’ont pas réussi. Des coups d’Etat militaires, des coups d’Etat institutionnels…appelés aux urnes par force, cette fois-ci on parle d’un coup d’Etat prématurément constitutionnel. Un pays donc qui est attribué l’image d’une jungle, par rapport à la loi qui s’y voit régner, ne peut pas avec facilité sortir dans le calvaire où il trouve asile. Les Comores, pays qui a toujours les symptômes du séparatisme, est loin de perdre haleine. Il y a trois ans, le régime natif de la souffrance du peuple comorien a été conçu le plus sauveur de ce peuple longtemps martyrisé et déchiré. En 2006, les comoriens ont choisi « As-swadikul-amin » parmi leurs enfants faisant la course pour le fauteuil présidentiel tout en pensant que les maux de plusieurs décennies vont s’estomper, ainsi que les larmes ne vont plus couler. Ce peuple qui n’a que d’yeux pour regarder ceux qu’il n’a pas, est nouvellement déçu. Il n’est pas temps de faire un bilan, le régime ne connaît pas encore son terme. Mais il est temps de faire un constat et de se questionner sur les différentes légitimités illégitimes qui laissent présager aux îles Comores.

 

Cette cour a droit d’exister encore ?

 

La cour soi-disant constitutionnelle qui se déclare incompétente de gérer une crise institutionnelle a droit d’exister encore ? Et s’elle existe, quel sort, vont subir les institutions qui sont sous sa garantie ? Personne ne peut se dire ne sachant pas que cette cour a à elle seule le mérite d’être le garent suprême des institutions comoriennes, comme partout dans les Etats de droit dotés des processus de liberté, du monde. Ce vide institutionnel, causé par la soif du pouvoir de nos autorités, n’est que le début de la fin d’un Etat. La République est enterrée, l’archipel est disloquée, le pacte naturellement fraternel est envolé…le droit et le devoir sont attentés. Pour ne citer que ceux-là. Dans l’article 37 de la constitution de 2001 par exemple, il est écrit ceci : « Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie lorsqu'il est porté atteinte à l'unité du territoire… » Alors il serait humain si les intéressés légaux fassent lecture de cette constitution. A l’heure actuelle la révision constitutionnelle que le chef de l’Union veut entreprendre par force, ne peut être traduite que par « atteinte à l’unité du territoire » au moment où l’île comorienne de Mwali ne mérite pas ce mépris. L’usurpation du prochain pouvoir indubitable de l’île de Mwali ne peut en aucun moment laisser le pays tranquille.

Le sécessionnisme de l’île comorienne de Mwali est inscrit.

 

Il est antipathique et irresponsable au moment où la plaie saignante de l’île comorienne de Ndzuani n’est toujours pas cicatrisée, d’en recreuser aussi une autre dont celle de l’île comorienne de Mwali, île qui n’a jamais participé aux manœuvres de balkanisations de l’archipel. Balkanisation dont les acteurs sont les deux îles sœurs : Ndzuwani et Ngazidja. Sinon, ce n’est pas la première fois que Mwali subit les mépris et les marchandages des siens. D’abord toujours la même tête, le ministre de l’aménagement du territoire…du régime actuel, créateur du mouvement « Embargo » de Mwali d’autrefois, El-arif OUKACHA, use pour la deuxième fois son savoir-faire, en matière de trahison pour écarter son île natale de sa gouvernance tournante de 2010 en sa faveur après l’avoir privée de la deuxième personnalité de l’Etat sous Djohar, de même en sa faveur : échange de cette personnalité contre deux ministères avec M.S.A Mchangama. Le 17 mai, les élections ont lieu. Et le « OUI » les remportera. Jusque quand donc va se poursuivre le sécessionnisme inévitable de l’île comorienne de Mwali ?

 

SAID YASSINE Said Ahmed

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