SOURCE AL-WATWAN

Après avoir rencontré les Comoriens du Nord de la France, en particulier ceux de Dunkerque, la mission des services des douanes des Comores s’est rendue, le 1er mai, à Lyon pour rencontrer les Comoriens de cette ville. Le but de ce déplacement des responsables douaniers est d’informer les membres de la diaspora ‘’des droits et des formalités à accomplir pour les dédouanements ainsi que des nouvelles dispositions douanières qui sont déjà établies ou en voie de l’être’’. Malgré l’absence de transport en commun en raison de la fête des travailleurs du 1er mai, les Comoriens de Lyon ont répondu massivement à cet appel.

Cette délégation venant des Comores a été partiellement représentée à Lyon par trois responsables du service de douane : Raoul Delapyere, conseiller technique chargé de la coopération internationale, Mohamed Soulé Islam, directeur du service informatique et Alhamid Himidi, conseiller technique du directeur général.

La délégation douanière a exposé avec précision et détails les systèmes techniques douaniers actuellement en vigueur dans le pays. La question des fraudes, des vols, des arnaques a été évoquée par les participants à la rencontre. ‘’Nous savons très bien que comme disent les wangazidja «omuo wa mwambiwa omzu-ufu », tout le monde du coté de la diaspora a pu poser la question qui lui tracassait. Les membres de la délégation, avec une maîtriser parfaite des questions douanières, ont apporté des réponses et des explications sur l’ensemble du fonctionnement des services des douanes.

Les systèmes techniques douaniers en vigueur

A la question de savoir pourquoi ces longues procédures qui occasionnent de nombreux déplacements pour le dédouanement d’un simple colis, Alhamid Himidi a ainsi répondu : ‘’Au sein des douanes il y a plusieurs services qui ne sont pas de la douane et même de l’Etat, comme les services de fret et les agences de transport…et vous les confondez avec la douane sinon, le service de douane est unique’’.

Il a été indiqué que le seul organe qui est en rapport avec les services de l’Etat est la chambre de Commerce avec 1% versé au trésor public. Mais tous les autres services ne relèvent pas de la douane, comme Golf-holding qui est un organe privé nouvellement installé aux Comores.
La question des pertes, des retards et des vols des colis est revenue à plusieurs reprises. Mohamed Soulé a expliqué que ces questions ne sont pas de la responsabilité des douanes et que pour ‘’ estomper les malversations, ce n’est pas une tâche du service de la douane, mais elle est celle de l’agence à laquelle le colis a été confié. Comme aux Comores, il n’y a pas de moyens de livraison à domicile, le colis doit rester sous la surveillance des responsables des agences jusqu’à la récupération par son propriétaire. Mais nous vous signalons que les journaliers sont là aussi…mais même si cela n’est de notre service, nous allons faire le nécessaire pour vous faciliter les tâches’’, a-t-il déclaré.

Se munir des factures pour toute opération douanière

Il a ensuite conseillé ceux qui envoient des colis aux Comores de les assurer et les déclarer pour que tout droit de dédommagement soit attribué en cas de vol, de destruction ou de perte. Pour ce qui est de la déclaration des devises, Raoul Delapeyre a ainsi expliqué : ‘’la déclaration des devises permet aux banques de travailler avec facilité et les aide dans la lutte contre le blanchiment d’argent ; cette déclaration n’est pas taxable’’.

Il a également question de la réorientation des apports de la diaspora vers des activités productrices de richesses, de leur investissement dans l’économie par la création d’entreprises. ‘’ Encouragez nos frères et sœurs, les enfants qui sont nés ici et ou qui y sont venus en bas âge à investir au pays car, les Comores ont besoin d’eux et la porte leur est largement ouverte’’ a lancé Mohamed Soulé Islam. Conseils ont été donnés de ne pas exporter vers les Comores de vieilles voitures, car parfois, ces voitures ont une vie très éphémère et pourtant elles reviennent très cher après avoir payé les taxes douanières. En somme, on a retenu que les services des douanes diffèrent de ceux du port et que deux services sont désormais installés : un circuit vert pour ceux qui n’ont rien à déclarer et un circuit rouge réservé à ceux qui veulent déclarer leurs biens.

Enfin, pour que tout se passe avec facilité, il est indispensable de se munir des factures des marchandises lors d’une opération douanière.
Mohamed Soulé a déclaré : ‘’Nous sollicitons vivement une sincérité et confiance entre la douane comorienne et la diaspora comorienne. C’est pour cela que nous avons jugé utile de faire le déplacement pour venir vous informer…et de savoir ceux dont vous avez besoin’’.
Cette rencontre a pris fin avec les remerciements de Raoul Delapeyre qui a déclaré que la délégation a été très satisfaite de la rencontre. Et Mzé Youssouf Chiyissi a présenté, en retour, les remerciements des Comoriens de Lyon pour cette marque d’intérêt manifesté à leur égard les responsables des douanes.

Said Yassine Said Ahmed
Correspondant Rhône-Alpes et régions

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