LES PARTIS DE L'OPPOSITION ONT RENCONTRE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE A MORONI
11 août 2009Il y a deux jours, les partis de l’opposition ont rencontré, la communauté internationale à Moroni. Plusieurs points ont été mis sur la planche. Mais la rencontre s’est basée en général sur l’acte référendaire du 17 Mai 2009. Cette communauté internationale est toujours présente dans les affaires des Comores depuis belles lurettes. Vue la situation qui se présente en ce moment à l’archipel des Comores, il a été nécessaire que cette rencontre soit faite. Est-ce que la communauté internationale ne reconnaît pas l’autonomie des îles ? Cette question a été posée au cour de cette rencontre. Par l’opposition les faits naissant le conflit entre le régime central et celui de l’île autonome de Ngazidja, reste une urgence.
Comme l’acte référendaire faisait l’objet de la rencontre, les compétences des exécutifs des îles ont été au rendez-vous. Les partis de l’opposition se plaignaient et disaient que les pouvoirs de l’île de Ngazidja relevant aussi les compétences sont usurpés par le gouvernement de l’Union. La preuve la plus concrète, selon Kamar ezzamane, est l’auto appropriation de la police urbaine par le régime central, qui devait selon lui, être sous le patronage du gouvernement insulaire, ainsi que l’arrêté du ministre de l’intérieur de l’union portant changement des préfets dans plusieurs préfectures de l’île autonome de Ngazidja. Et cela a amplifié la fissure entre les deux régimes conflictuels. Cette circonstance a plongé ces derniers temps, les Comores dans un climat nocif.
Même si l’harmonie entre le régime central de Moroni et celui de l’île autonome de Ngazidja est bien fissurée, mais depuis Lundi 3 août 09, la situation se présente avec beaucoup de risque chez les comoriens. Au sein de leur discussion, les représentants de cette communauté, ont confirmé qu’ils ont une relation avec l’Etat comorien, un Etat fédéral mais non confédéral ni unitaire. Les pouvoirs insulaires sont acquis. Cette communauté qui a affirmé qu’elle accompagne les îles Comores tout en respectant l’accord de Fomboni, s’est dit stupéfaite de la situation dans laquelle les Comores trainent ces heures-ci.
« La communauté internationale condamne les actes qui se passent aux Comores depuis Vendredi soir, jusqu’à ces heurs-ci. Et au cour de la rencontre, les membres de cette communauté internationale, présents à la rencontre, ont montré qu’au lendemain du référendum, le chef de l’Etat confirmait que la période poste référendaire ne sera pas gérée par une ordonnance. Et le chef de l’Etat va privilégier les dialogues et les consensus… ». Disait Kamar ezzamane. Cette communauté va demander à rencontrer le chef de l’Etat dans délais plus bref pour trouver solution à ces problèmes auxquels les Comores sont exposés. Et renouveler leur position, que seules, les dialogues, sources de consensus.
Pour ce qui s’est produit la nuit du vendredi 7 Août 2009, « la police urbaine et celle rurale sont à la compétence des îles. Il n’y a aucune loi qui instaure une police nationale. Si cette police va exister, il faut attendre une nouvelle loi. Alors ce qui s’est passé cette nuit là, c’est un coup d’Etat constitutionnel… ». Disait encore Kamar Ezzamane, ministre de finances de l’île autonome de Ngazidja.
Enfin, du 30 au 31 août 09, va se dérouler à Lybie une conférence de l’Union Africaine, en faveur des pays en conflit. A cet effet, le cas des Comores sera réexaminé au cour de cette conférence. Cela est déplorable. Au moment où les Comores traversaient plusieurs conférences dont elles faisaient l’objet, et qu’un compromis vers une unification de l’archipel a été trouvé…comme dans la conférence de Fomboni, cette fois-ci, c’est une voie vers un retour en arrière. L’opposition a jugé catastrophique cette thèse, en disant que c’est regrettable.
SAID YASSINE Said Ahmed