Après avoir tiré les premières leçons de cet évènement, il incombe à chacun de nous d'interpeller sa conscience et les autorités, pour que rien ne vienne empêcher la manifestation de la vérité. Faute de quoi, notre peuple risque de devenir la cible facile de tous les extrêmes; Pire encore, voir le seul Aéroport International du pays payer les déboires de ce drame. C'est dans cette perspective que nous allons essayer d'examiner les données en notre possession, et par voie de conséquence, esquisser un scénario probable de ce qui a pu advenir, en attendant les conclusions définitives des experts. Cette démarche trouve aussi dans la morale comorienne, une inspiration "MWASHIWA KADJA LAWA SARUMANI", il n'y a pas une architecture sans l'avis du propriétaire.

Pourquoi n'a-t-on pas repéré  jusqu'à ce jour l'avion resté pourtant intact, puisque tombé on l'a vu d'une altitude de 400 m? Pourquoi les boites noires se seraient-elles séparées de l'avion ? Pourquoi ces boites noires seraient-elles à plusieurs km du point de chute probable de l'avion ? Pourquoi l'avion a-t-il pris feu au niveau du gouvernail ? D'où pourrait venir le bruit dont Bahia a fait allusion et dont les enregistrements de Hahaya ont confirmé ? Il est fort probable, que contrairement à l'hypothèse émise par certains médias arabes selon laquelle l'avion serait touché par un missile suite à une bavure militaire, soit erroné. Parce que si missile il y a eu, et si le tir n'était pas cadré, alors l'avion aurait du être touché n'importe où ! Or, à l'examen de nos connaissances, si missile il y a eu, il a touché la partie arrière de l'avion, ce qui aurait pu entrainer cette incendie au niveau du gouvernail, ainsi que l'ouverture de l'avion pour laisser passer quelques passagers dont Bahia.

Tous les spécialistes militaires vous le diront, lorsqu'on tire un missile sol-air, on vise l'avant de l'avion pour atteindre la partie arrière. La démarche a plusieurs raisons :

  • - La première est d'empêcher l'avion au cas où il ne serait que faiblement touché, de poursuivre son vol, son équilibre étant lié au gouvernail;
  • - La deuxième, l'avion une fois atteint, effectue une certaine rotation, qui expose la partie touchée au sens du vent. Ce dernier, en pénétrant comme dans une dépression, à l'intérieur de l'avion, crée une force qui bloque le contenu de l'avion de s'évaporer, et précipite sa chute.
  • - La troisième, la force de frappe du missile, propulse loin de l'avion les boites noires.

Lorsqu'un avion tombe suite à une panne classique, il garde en général, l'orientation de sa trajectoire. S'il tombe à la suite d'un tir de missile, il change de direction. Il est donc probable, au vu de ce détail, que le mystère qui entoure  cet avion, est sa position dans l'eau. Elle peut donner lieu à des interprétations, contraires à la version officielle. Pour ce qui est de l'A310, il n'y a aucune raison, ni d'explication convaincante, qui peut expliquer la séparation et l'éloignement des boites noires, de  l'avion. Il est impossible, qu'un avion qui tombe de 400 m de haut, se disloque en mini-morceaux.

Partant de ces considérations, et dans la mesure où cet avion vient du Yémen, un pays en guerre ouverte avec les terroristes d'Al-Qaïda, il ne peut être exclu qu'un colis piégé, soit embarqué dans cet avion. Le bruit entendu par Bahia et enregistré par la Tour de contrôle, suivi du feu du gouvernail, trouverait alors toutes ses explications. Sous l'effet de l'explosion probable d'un colis, les boites noires, comme d'autres morceaux de l'avion, pourraient être projetés de manière très profonde, mais dans la verticale de l'avion. L'avion garderait de toute façon son cap en tombant. Par contre si aucun colis n'a explosé, il est alors difficile de trouver une explication cohérente sur le bruit, suivi d'une rupture totale du système d'alimentation. Selon la fiche technique de ce type d'appareil, lorsque l'avion perd un de ses moteurs, ce qui aurait pu expliquer aussi le bruit, il peut tenir son cap durant 51 mn. Or ici, la chute était brutale. Si aujourd'hui, tout le monde s'attarde à retrouver les boites noires, c'est aussi probablement, parce qu'elles n'ont rien à livrer. Les experts vont se contenter de conclusions basiques sur les données techniques connues, et comme pour l'Airbus A320 d'Air Inter, du Mont saint Odile, faire supporter au système de  pilotage, les raisons du décrochage. Une chose, on ne peut plus, qui est devenue classique, dans ces genres de situation.

D'ailleurs, dans un communiqué  en date du 31 juillet, la direction de l'aviation civile du Yémen, affirme être sûre à 100% que les raisons du crash de leur avion, n'est ni d'origine technique, ni une erreur humaine. Elle atteste sur la fois des enregistrements de Hahaya, que le pilote était en pourparler avec le contrôleur aérien, qu'il n'a évoqué aucunement un problème technique, avant de sombrer. Cette déclaration fait suite, à la mention sur le site de la compagnie "YEMENIA", à la rubrique de la liste de ses avions, dans la colonne observation en face de l'appareil incriminé "DETRUIT" au lieu comme on pouvait s'y attendre accidenté. Quel sens les dirigeants de la compagnie donnent-ils à cette expression ? Si l'hypothèse avancée par les journaux arabes était vraie, une question cruciale méritera d'être posée ? Pour quel intérêt, un pays peut-il se permettre d'abattre cet avion civil ? Dans l'histoire de l'aviation civile, il existe deux cas d'espèce bien connus jusqu'à présent. Il s'agit du Boeing 747 de KOREAN Airlines, abattu par un chasseur soviétique en septembre 1983, au dessus de l'île Sakhaline, faisant 269 morts et un Airbus Amber 59 de la compagnie Iran Air abattu en juillet 1988, par un croiseur américain, dans le Golf persique, faisant 290 morts. Dans les deux cas, les auteurs ont assumé leurs actes, et ont apporté les motivations de leurs gestes.

Si le cas de l'Airbus A310 de "YEMENIA" s'avère dans cette optique, alors quelles seraient les motivations d’une telle barbarie ? Dans un tel exercice, chacun est libre de son raisonnement. On peut penser que les auteurs, ont cru que l'avion transportait, des produits illicites, tels que des armes ! Mais là, il n'était point besoin de l'abattre, mais de surveiller son déchargement; A moins que l'on est soupçonné l'avion transporté une ou plusieurs personnes que l'on voudrait éliminer sous silence. Les consultations menées, auprès des agences de voyages, ont permis de découvrir que Tareq RAMADAN, professeur de philosophie, spécialiste des questions sur l'Islam, de nationalité suisse et originaire d’Egypte, devait prendre cet avion, pour donner plusieurs conférences aux Comores. Au dernier moment, il a opté pour un autre itinéraire. Selon des médias arabes, le Directeur général de l'organisation Rabiyat El Islamiyat, ainsi que 2 professeurs de l'Université de Médine, devaient prendre eux aussi, ce vol. Le déplacement du président Sambi, pour la conférence de l’UA en Libye, les a AMENES à reporter aussi leur voyage. Ces personnalités seraient-elles persona non grata ? 

     A suivre…

Mohamed Chanfiou Mohamed

 

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